• En mars 1990, j'ai fait une chouette balade dans les Pyrénées.

     

    Il y avait encore un peu de neige... mais aussi des jonquilles, dont les jolies corolles jaune beurre se frayaient un chemin entre les branches de myrtilles, la mousse et les lichens.

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    Un vieil arbre au bois gris et noueux comme une drôle de roche.

    03-bois-noeudOn dirait un dessin abstrait, n'est-ce pas magnifique ?!

     

    Une jolie primevère aux feuilles gaufrées, à l'épaisse nervure, au pédoncule "farineux", parmi les feuilles sèches et les fênes des hêtres.

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    Et, ô surprise ! Un isard !

    Comment distinguer l'isard du chamois ? Eh bien, c'est assez simple : le chamois vit dans les Alpes, tandis que l'isard vit dans les Pyrénées. Si vous savez où vous êtes, vous ne pouvez pas vous tromper ;-)

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    L'isard s'est enfui, quand il nous a repérés, levant sa queue brune pour dévoiler son derrière blanc, signal d'alarme chez nombre de mammifères herbivores.

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    Rassuré ou curieux, il s'est bien vite arrêté pour nous observer.

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    En fait, il n'était pas seul ! Les voilà deux maintenant ! 

    09-deux-isard 

     

    Et... ils étaient quatre ! Et combien d'autres dissimulés dans les branchages ? Ces deux-là doivent être des jeunes : ne sont-ils pas jolis comme tout, avec leur épaisse toison d'hiver, leur camaïeu de bruns, leur regard interrogateur ?

    10-quatre-isards

     

    J'ai eu le temps de faire une série de photos, d'admirer leur pelage avec le dessin typique qui distingue l'isard du chamois, et leurs fines cornes recourbées. 11-deux-isardsOutre une sorte de masque chocolat, ce mâle porte une "écharpe" brune sur le cou qui descend jusqu'aux pattes, sur un fond portant des taches plus claires que l'on n'observe pas chez le chamois.

     

    Et puis ils sont partis, après un dernier regard...

    12-isardAu revoir, les isards !


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  • Et voilà la suite de mes aventures de jeunesse en vallée d'Aspe... Cette fois-ci, c'est du côté du Fort du Portalet et du chemin de la Mâture.

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  • Ces jours-ci, nous avons eu de la neige, et j'ai essayé de me remémorer mes neiges d'antan... Pas de souvenirs d'enfance, j'étais à Paris et dans les Landes, pas très favorable sans doute.

    Alors, pour commencer, une balade que j'avais faite avec trois copains dans les Pyrénées un week-end de Toussaint, en 1983. Nous étions étudiants à Bordeaux, et nous avons passé trois jours dans la vallée d'Aspe. Je me souviens de peu de choses, je n'ai pas la mémoire des noms du tout, et je ne connaissais pas assez les Pyrénées pour bien savoir où nous étions. Je crois aussi que ces détails m'importaient peu : ce qui comptait seulement, c'est que j'étais dans des paysages magnifiques, avec trois copains sympas, loin de la grisaille bordelaise...

    Suite ici !

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  • Grâce au blog de Plume de loin, je suis allée me balader sur un blog russe, et j'y ai trouvé un article plein de portes amusantes, plantées dans une cour d'école semble-t-il.

     


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  • Dans le guide pratique que j'ai ramené de mes courtes vacances oléronnaises, je lis ceci : « L'ïle d'Oléron est la plus grande île française sur la côte atlantique. L'île "lumineuse" est réputée pour ses merveilleuses plages de sable fin mais aussi pour sa nature envoûtante. » Je trouve que c'est un très bon résumé de ce qu'ai vu.

    Le premier jour de mes vacances à Oléron, il faisait gris, mais doux, et j'aime bien ce temps, je le trouve reposant (j'ai les yeux très sensibles au soleil). L'après-midi, je suis allée à la plage. La plupart des gens "normaux" vont à la plage pour bronzer et se baigner mais, si j'aime habituellement me baigner, je n'apprécie ni la foule ni de rester allongée sur une serviette. Il n'y avait pas vraiment foule, mais pour moi c'était déjà un peu trop. Et je n'étais pas d'humeur à me baigner.

    Donc, je suis allée à la plage pour marcher dans le sable sec et chaud, et dans le sable mouillé, et aussi les pieds dans l'eau. Marcher le long de l'eau, regarder les vagues, observer les coquillages et les cailloux en essayant de ne pas trop en ramasser, les méduses échouées et les oiseaux marins... C'était un de mes rêves de cet été.

    Dès qu'on s'éloigne des zones surveillées, la plage redevient déserte, occupée seulement par les goélands.

    À Oléron, le sous-sol est calcaire, ce qui explique la présence plutôt surprenante de nombreux cailloux ronds et blancs sur le sable. J'ai été raisonnable, je n'en ai ramassé que deux ou trois... et seulement quelques petits coquillages aux jolies couleurs contrastées.

    Il y avait des personnes qui pêchaient en grattant dans le sable avec une sorte de petit outil à longues griffes recourbées, à la lisière de l'eau. J'ai voulu en savoir plus : mon premier interlocuteur ramassait des coquillages pour la première fois de sa vie, il avait juste observé les autres et faisait pareil, il n'en savait pas davantage. La deuxième était aussi une touriste, elle savait juste depuis l'année précédente que ces jolis petits coquillages lisses s'appellent ici des Louisettes... J'ai renoncé à en savoir plus.

    J'ai aperçu une épave dans l'eau, au loin, et ça m'a donné un but de promenade.

    Je ne sais pas du tout quelle est l'histoire de cette épave. Les épaves ont toujours quelque chose de fascinant, je trouve : quelles histoires de pêche, de navigation, quels espoirs, quel dur labeur sont inscrits dans les flancs de ce bateau échoué ? Et pour finir, quel drame humain dans ce tas de ferraille rouillée et solitaire, battue par les flots ?

    Je suppose qu'à marée haute, elle est entièrement recouverte par l'océan, habitée alors seulement par les poissons et toute une passionnante vie marine. Alors, certainement, seul le mât dépasse hors de l'eau. Sans doute abrite-t-elle toutes sortes de coquillages, de crustacés, d'amémones de mer qui profitent de ce support bienvenu sur cette longue plage dépourvue de rochers.

    Quand je suis repartie, un goéland était posé sur l'épave, telle une vigie, indifférent aux vagues et aux embruns. Il m'a fallu faire beaucoup de photos pour en obtenir une avec la vague se brisant sur la coque rouillée, formant comme un éventail d'écume... et finalement, je suis déçue par le résultat, ça ne ressort pas très bien, blanc sur fond blanc...

    J'ai croisé d'autres oiseaux marins posés sur le sable. Des goélands bruns...

    ... et des goélands argentés, jeunes et adultes.

    Et, pour accompagner mon retour vers la civilisation, un magnifique ciel tout pommelé, sous lequel s'ébattaient de courageux planchistes.


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