• Nostoc est un genre de cyanobactéries. Les cyanobactéries sont des organismes unicellulaires ne présentant ni noyau véritable, ni plaste, ni reproduction sexuée, anciennement appelées "algues bleu-vert. Les spirulines et les stromatolithes en font partie.

    Les cyanobactéries sont dépourvues de membrane nucléaire, de mitochondries, de réticulum endoplasmique et de flagelle. Au microscope électronique, on distingue deux zones différenciées : une zone périphérique contenant les thylakoïdes, sortes de sacs écrasés contenant les organites photosynthétiques qui, outre la photosynthèse, assurent la respiration (et la fixation de l'azote chez certaines espèces comme les Nostoc), et une zone centrale qui contient l'ADN.

    Les cyanobactéries possèdent de la chlorophylle et d'autres pigments, d'où leurs couleurs variées : plutôt bleue dans près de 50 % des cas (d'où leur nom) mais dorée, jaune, brun, rouge, orangé, vert émeraude, violet, ou bleu foncé presque noir dans plus de la moitié des espèces. Apparues il y a environ 3,8 milliards d'années, les cyanobactéries ont contribué à l'expansion des formes actuelles de vie sur Terre par leur production d'oxygène. Elles sont actuellement bien présentes et peuvent, en cas de prolifération, poser pas mal de problèmes.

    Nostoc vit en colonies qui, quand elles sont déshydratées, sont extrêmement discrètes, mais qui, en période humide ou après des pluies, se gonflent d'eau et forment alors des masses gélatineuses verdâtres qui évoquent des algues.

    Nostoc

    Leur gonflement rapide en cas de pluie, alors qu'elles sont quasi invisibles par temps sec, a longtemps fait penser qu'elles tombaient du ciel, d'où leur nom de crachat de lune. Elles peuvent rester déshydratées pendant des mois ou des années, et se réhydrater en quelques heures. Certains jardiniers leur reprochent leur aspect peu ragoûtant, mais aussi les glissades parfois dangereuses qu'elles peuvent occasionner.

    Nostoc

    Ce sont des espèces pionnières, qui peuvent vivre sur des milieux pauvres et basiques où elles ne sont pas concurrencées par d'autres espèces : sols tassés, chemins ensoleillés, cailloutis de talus, carrières, rochers...

    Nostoc


    Elles forment parfois de véritables tapis, des nodules ou des boules. Elles jouent localement un rôle très important en matière de protection des sols contre l'érosion éolienne et hydrique, et la déshydratation sur certains sols en pente ou semi-désertiques. Lorsqu'elles meurent et se dégradent elles contribuent à former la matière organique du sol.

    Nostoc


    Les colonies de Nostoc sont très résistantes aux ultra-violets, à la radioactivité, aux pH basiques, à la dessiccation et à divers stress environnementaux (chocs thermiques notamment).

    On trouve des espèces du genre Nostoc dans une grande variété de milieux, depuis certains déserts, à la limite des zones polaires, en passant par les rizières où ils assurent la grande fertilité azotée de ces milieux particuliers.

     


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  • L'autre jour, près de la maison, une rainette ! Je ne l'avais pas vue en allant étendre le linge, mais je l'ai entendue coasser. Il m'a fallu un moment pour la repérer, je la cherchais dans les buissons, où elle se dissimule volontiers, elle était là, au soleil, bien en vue :

    La rainette méridionale

    Vert brillant, forme arrondie sans aspérités, pupille horizontale, une bande brune qui encadre la narine, l'oeil et le tympan mais sans se prolonger vers l'arrière, contrairement à la rainette arboricole, c'est la rainette méridionale.

    La rainette méridionale

    Les rainettes se nourrissent d'insectes, elles pondent dans les mares temporaires, supportent les eaux troubles.

    Son royaume du jour : un vieil arrosoir en fer blanc. Un naturaliste me dit qu'elle l'utilise pour amplifier son chant, j'espérais qu'elle s'y reproduirait, il doit manquer de végétation ?

    La rainette méridionale

    Une de mes voisines en avait une bleue, mutation rare (absence de pigment jaune), je regrette de ne pas l'avoir prise en photo. Elle s'abritait derrière un volet en bois du même bleu.


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  • La semaine dernière, je suis allée récolter des prunes chez un agriculteur de ma commune. Certains arbres en sont tellement couverts que les branches cassent sous le poids.

    Pour des prunes

    De nombreuses prunes étaient déjà tombées par terre, ça sentait très bon, j'avais l'impression de me déplacer sur une tarte aux prunes géante.

    Ces prunes assez quelconques, plutôt farineuses, donnent une confiture de couleur rouge cerise au goût acidulé, très agréable.

    Plaisirs simples de l'été :-)

     


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  • Vu au cours d'une jolie balade ce lundi de Pentecôte, il faisait beau, miracle !

    Un escargot rayé fait la sieste au soleil, sur une fleur de chardon séché


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  • L'automne, c'est une saison gourmande : d'abord les mûres


    et ensuite les figues

    et puis les prunelles, très belles mais immangeables avant les gelées ; les goûter pour comprendre pleinement le sens du mot "âpreté".


    Les cynorrhodons, encore un nom barbare pour les si jolis fruits de l'églantier, riches en vitamine C. Les coquins les appellent également "gratte-cul" car ils contiennent des graines enrobées de poils irritants.


    Attention aux baies du tamier, "l'herbe aux femmes battues", elles sont très belles mais très toxiques ! Ici, elles sont enroulées autour d'une vieille tige de ronce.


    Je ne parle pas des champignons, je ne suis pas douée pour en trouver et cette année il fait trop sec et déjà froid.

    Le temps sec et froid n'est pas favorable aux champignons mais il est favorable aux belles couleurs. On ne peut jamais tout avoir, en ce bas monde ;-)

    Dans ce jardin abandonné, il y a des nerpruns qui restent verts toute l'années, des cornouillers sanguins qui sont pourpres en automne, et un cerisier qui est un peu orangé.


    Les cornouillers sanguins de mon lopin portent bien leur nom.


    Le vieux cerisier, qui s'était paré d'une abondante floraison blanche au printemps, puis de cascades de cerises au début de l'été, continue de me régaler avec la beauté de son feuillage.


    Les ombelles des Apiacées se recroquevillent et virent au rose ou au doré.












    Dans mon lopin, la nature a produit de beaux massifs :


    Rien à envier à ceux que font les jardiniers aguerris, non ?

    (6 octobre 2008)



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