• Une curieuse bestiole, imitant assez bien un frelon : la volucelle zonée (Volucella zonaria).

    La volucelle zonée (Volucella zonaria)

    Mais il s'agit d'un inoffensif Diptère Syrphidae : elle a de toutes petites antennes...

    La volucelle zonée (Volucella zonaria)

    Et une seule paire d'ailes :

    La volucelle zonée (Volucella zonaria)

    Ses yeux sont bien écartés, c'est une femelle (voir ici). On pourrait la confondre avec Volucella inanis, mais cette dernière a les sternites (la face ventrale des segments abdominaux) jaunes et non noirs comme ici.

    Sa larve épineuse vit dans les guêpiers, les ruches et les nids de frelons, elle est détritiphage et se nourrit des déchets et cadavres de la ruche, une éboueuse en quelque sorte (exemple de commensalisme : ni inconvénient ni avantage pour l'hôte).

     


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  • Dans mon merveilleux lopin si plein de surprises , un petit Diptère aux tibias emplumés : c'est un Tachinide, Trichopoda pennipes. 

    Trichopoda pennipes

     Ne dirait-on pas un chef indien ? Je lui trouve aussi un drôle de museau tout raplati.

    Outre ses plumes aux tibias, elle arbore des ailes joliment teintées de noir et orange.

    Trichopoda pennipes

    J'apprends sur le précieux site d'A. Ramel que cette petite mouche vit dans le sud de la France et parasite les Hémiptères, càd les punaises, ce qui la rend d'autant plus précieuse. Je lis même sur cet excellent forum qu'elle parasite précisément Nezara viridula, la punaise verte qui envahit nos maisons dès les premiers froids, se dissimule partout y compris dans les vêtements, pue quand on la touche ou l'écrase accidentellement et tourne autour des lampes pendant des soirées entières en bourdonnant bruyamment. J'aime décidément beaucoup cette petite mouche emplumée ! Je ne suis d'ailleurs pas la seule car elle est utilisée pour lutter contre N. viridula en Amérique du sud.

    Trichopoda pennipes

    Thorax rayé et antennes en forme de petites massues, et ces curieuses lamelles, les cuillerons, paire de lobes alaires les plus proches du thorax et qui recouvrent les balanciers (2è paire d'ailes vestigiales chez les Diptères). Celle-ci a l'abdomen sombre mais selon les sites pré-cités, cette espèce est très variable dans ses couleurs.

    Encore une belle découverte !

     


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  • Aujourd'hui, j'ai vu une mégachile entrer et sortir de son terrier. Vu est un bien grand mot tellement elle va vite, j'ai surtout eu la chance de réussir à peu près une photo où on la voit entrer avec son morceau de feuille, sinon je n'aurais pas pu dire de quelle bestiole il s'agissait. La voici, donc :

    Megachile

    Oui, elle entre en vol dans son terrier, avec son bout de feuille entre les pattes, vraiment impressionnant. La sortie est à peine moins rapide, madame prend le temps de vérifier si aucun danger ne la guette et ensuite elle fonce !

    Megachile

    Ici, le terrier est situé dans le mur en pierre du vieux réservoir près de mon lopin.


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  • Mimétisme (le papillon Emmelia trabealis ou arlequinette jaune)

    N'est-elle pas bien cachée, malgré ou grâce à son costume d'arlequin jaune et noir ? Ce papillon apprécie les lieux riches en graminées (cas de mon lopin) et sa chenille se nourrit de liserons, voilà qui est parfait, il n'en manque pas dans mon jardin. Comme quoi, il est vraiment important de préserver même les "mauvaises herbes".


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  • Active sur une centaurée, une mégachile femelle, reconnaissable à la brosse ventrale qui lui permet de récolter le pollen.

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    Les mégachiles sont des abeilles solitaires qui ont pour habitude de découper des rondelles dans les feuillages tendres (oui ! c'est elle qui découpe des confetti dans vos rosiers !) avec lesquelles elles tapissent des cavités préexistantes, fabriquant des sortes de tonnelets, qu'elles remplissent d'un mélange de miel et de pollen sur lequel elles déposent leur oeuf. Le petit tonnelet est soigneusement fermé d'un couvercle.

    L'été dernier, l'une d'elle avait constitué son nid dans une de mes jardinières, mais elle était si rapide que je n'ai jamais pu la prendre en photo. Et je n'ai pas voulu détruire son oeuvre en allant y voir de plus près, tant pis pour la science.

    Revenons à celle-ci, reconnaissable à l'extrémité rousse de son abdomen. Il s'agit très certainement de Lithurgus chrysurus.

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    Les autres critères permettant de déterminer qu'il s'agit d'une mégachile : les deux cellules sub-marginales (et non trois)...

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    ... la longue langue...

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    ... et la mandibule tridentée (ça ne se voit pas super bien mais je n'ai pas mieux, ces bestioles sont extrêmement mobiles et mon appareil pas super rapide quand il s'agit de décider où faire la mise au point, tout ça).

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    Pour le choix de l'espèce, outre le bout de l'abdomen roux, il y a le thorax très granuleux (mésonotum fortement ridé, diront certains)...

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    ... les tergites 2-5 à bandes à bandes pileuses terminales claires...

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    ... et les petites épines sur la face extérieure du tibia de la troisième paire de pattes, on les devine ici :

    Une mégachile, Lithurgus chrysurus

    Il doit y avoir aussi une carène sous les antennes et une lamelle frontale, mais elles sont paraît-il difficiles à voir et indiscernables sur mes images.

    Lithurgus chrysurus est une espèce thermophile, qui affectionne les Composées Asteracées.

     


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