• Ce soir, surprise ! Je ne vis pas dans un couloir de migration très fréquenté mais il passe quand même des grues ici de temps en temps. Ce soir, j'étais en train de ramasser du linge en admirant le ciel coloré par le soleil couchant et j'entends "grou grou". Je lève les yeux et joie, un immense V dans le ciel, plus de cinquante grands oiseaux volant lentement mais sûrement du sud-ouest vers le nord-est. J'ai bondi dans la maison pour attraper mon appareil photo, semant la terreur parmi mes chats, et j'ai pu prendre quelques images médiocres mais bon... Voici un petit bout du V :

    Le printemps approche ! Les grues remontent vers le nord

    Je trouve ça extrêmement émouvant, la migration des grues cendrées. Ces oiseaux magnifiques qui, depuis des millénaires et quoi qu'il arrive, volent imperturbablement chaque printemps du sud au nord et chaque automne du nord au sud, indifférents à nos guerres, nos modes de vie de fous, nos pollutions...

    Il paraît que des grues ont été vues hier du côté de Perpignan mais je doute que ce soient les mêmes, les miennes venaient clairement du sud-ouest et pas du sud-est.

     


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  • J'aime beaucoup les oiseaux et les chants d'oiseaux. Mais il en est un pour lequel j'éprouve des sentiments mitigés : le rouge-queue noir.

    Le rouge-queue noir

    Le rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) est un très joli petit oiseau, surtout le mâle : son plumage est d'un beau gris cendré sur le dessus, noir dessous, avec parfois une zone blanchâtre sur l'aile ; le croupion, le bas-ventre et la queue sont rouge brique. La femelle est plus terne.

    Le rouge-queue noir

    Il existe aussi un rouge-queue à front blanc, qui se distingue du rouge-queue noir... par son front blanc.

    Le rouge-queue noir vit volontiers près des habitations humaines. Il se reconnaît aussi à sa démarche saccadée et aux mouvements particuliers de sa queue. Il peut s'envoler brusquement et faire une acrobatie aérienne pour attraper en vol un insecte. En effet, il est principalement insectivore, comme le montre son bec long et fin. Il niche un peu n'importe où, y compris en équilibre précaire sur les poutres de votre véranda.

    Mais, surtout, à la belle saison, le rouge-queue noir aime se percher en hauteur et lancer son cri : on dirait un bruit de papier froissé, très strident, aigu et d'une remarquable intensité, il couvre sans problème les bruits de la circulation. Alors, où est le souci ? Le rouge-queue noir commence à lancer son cri strident vers cinq heures du matin... oui, cinq heures du matin ! Perché sur le toit de la maison d'en face... avec les fenêtres ouvertes pour cause de chaleur estivale, aucun sommeil ne lui résiste... Ârgh !

     

     


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  • Ce matin au jardin, une heureuse surprise : un troglodyte envisage de nicher près de ma cabane !

    Pendant un bon moment, j'ai entendu un oiseau crier assez fort (tik tik tik) en se déplaçant autour de ma cabane quand j'en étais proche, sans que je parvienne à bien le voir. Et finalement, non seulement je l'ai vu, apportant de la mousse dans son bec, mais j'ai pu le prendre en photo. Je n'en ai vraiment réussi qu'une, mais la pose est sympa, très typique.

    troglodyte

     

    Le  troglodyte est un tout petit oiseau, au cri puissant, rond comme une toute petite balle de laine brune et reconnaissable entre tous à sa queue relevée à la verticale. Il a un sourcil clair. Mâles et femelles sont identiques.

    troglodyte

     

    C'est un oiseau très mobile, qui file près du sol comme une souris. Doté d'un bec fin, il se nourrit d'insectes, de larves, et d'araignées.

     

    Voilà, le troglo de mon jardin envisage de squatter la botte de paille en bas au fond, ce qui m'empêcherait d'utiliser ces quatre bottes stockées à l'abri de la pluie, mais tant pis, c'est pour la bonne cause !

    cabane au troglodyte

     

    En fait, rien n'est joué : en effet le mâle troglodyte construit plusieurs nids en boules de mousse dans les racines ou les cavités des berges, des rochers, des arbres ou des rochers. Après avoir visité chacun des nids, madame choisira le plus douillet pour y pondre 5 à 7 oeufs blancs tachetés qu'elle couvera pendant une quinzaine de jours. Les jeunes quitteront le nid 15 à 17 jours après l'éclosion et seront pris en charge par le mâle.

     

    Voilà le trou que mon troglo a commencé à garnir de mousse toute douce.

    entrée du nid du troglodyte

    À suivre !


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  • Oups, j'allais oublier, j'ai si peu de photos d'oiseaux !

    Mais voici la chevêche de mon quartier.

    chevêche

     

    J'ai une tendresse particulière pour cette petite chouette, que l'on peut facilement observer en plein jour, au regard sévère, aux yeux jaunes et dont les cris discordants ont peuplé les nuits solitaires de mon adolescence.

    Celle-ci vit depuis deux ou trois ans dans mon quartier. Ce jour-là, elle était perchée sur la cheminée d'une maison inoccupée au bout de ma rue.

    chevêche

     

    Quand je l'ai entendue crier, que je l'ai repérée, je me suis approchée prudemment, et elle m'a regardée, apparemment indifférente. Je prenais régulièrement des photos.

    Mais ce que j'ai trouvé le plus drôle, c'est que quand j'ai disparu de sa vue, masquée par des buissons, elle s'est haussée et penchée en avant pour continuer de m'observer.

    Finalement, qui observe qui ?

    chevêche

     

    La chevêche d'Athéna est une toute petite chouette (une vingtaine de cm de haut), qui crie à toute heure du jour et de la nuit, particulièrement en automne et au printemps.

    Ses proies les plus fréquentes sont les insectes et les araignées, les souris et les campagnols, mais elle mange aussi des vers de terre, des amphibiens et des oiseaux.

    chevêche

     

    Le nid de la chevêche d'Athéna peut être situé dans un terrier, ou dans un trou d'arbre, dans la roche ou dans un immeuble. Le même site est utilisé année après année.

    Je suppose que celle-ci niche quelque part dans le vaste jardin plus ou moins abandonné qui s'étend au pied de sa cheminée, mais il y a aussi par chance encore quelques arbres creux dans cette rue, peut-être en occupe-t-elle un ?

    Depuis que le grand froid a cessé, les chevêches de mon quartier ont repris leurs cris, pour mon plus grand plaisir.

     


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  • dessin de huppe fasciée Cette après-midi, je suis allée planter quelques légumes dans mon lopin. Sur le bord de la route, une drôle de forme, que j'ai reconnue quand elle s'est envolée : une huppe ! Ce que j'avais aperçu dans l'herbe, c'était le long cou surmonté d'un côté du long bec recourbé et de l'autre de la huppe aplatie vers l'arrière.

    La huppe est un oiseau migrateur, présente dans nos régions d'avril à septembre. C'est un très bel oiseau, aux larges ailes rondes, noires et blanches, qui lui donnent un air de gros papillon bariolé quand elle s'envole. Le reste du corps est d'une très belle couleur isabelle.

    Son nom latin, Upupa epops (prononcer oupoupa), fait référence à son chant : la huppe chante "oupoupoup" d'une voix sourde, c'est très caractéristique.

    C'est un oiseau très utile, si tant est que cette notion a un sens (et la biodiversité, alors ?!) car elle se nourrit surtout de larves de coléoptères, mais aussi de sauterelles, criquets, papillons, mouches, araignées, vers, limaces, mille-pattes... qu'elle recherche dans l'écorce des arbres et surtout dans l'herbe des talus, où on peut facilement l'observer.

    L'habitat type de la huppe, c'est le bocage avec haies vives, bosquets et vergers où elle occupe les arbres creux, voire les vieux murs ou les bâtiments abandonnés pour y nicher, dans d'anciens trous de pics ou de simple fissures.

    Un oiseau à admirer et respecter tout particulièrement.

     


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